Les archives modernes (1789- vers 1968)

Elles illustrent la complexité de la gestion d’une ville qui change cinq fois de nationalité en un siècle et demi

De 1790 à 1945, Strasbourg fut alternativement française et allemande. Les archives modernes, en langue française et allemande selon la période concernée, reflètent cette histoire tourmentée. Elles avaient fait l’objet au cours des années 1960 d’un répertoire sommaire en cinq volumes par Erwin Martin. Cotées en 2004 en série MW par analogie avec le classement continu de la série W, elles représentent 2463 mètres linéaires.

Visiblement lacunaires et sommairement traitées pour la période 1790-1870, elles bénéficient ensuite de la rigueur de la Registratur allemande. Les archives modernes sont particulièrement riches dans le domaine de l’architecture, de l’urbanisme et de l’action sociale. Il faut signaler également les archives de la période de l’annexion au IIIe Reich et celle de l’administration repliée à Périgueux au cours de la Seconde guerre mondiale.

La césure avec les fonds contemporains s’opère à Strasbourg à la fin des années 60, quand l’administration de la Communauté urbaine de Strasbourg se met en place. Des documents remontant au 19e siècle ont été versés à la fin du 20e siècle par les services techniques (voirie, eau, assainissement en particulier) : ils n’ont pas été séparés des documents plus tardifs et peuvent donc se trouver dans la série W.

Un long travail de reprise de traitement, en particulier de reprise des analyses, a été entrepris pour rendre mieux compte du contenu et du grand intérêt historique des archives modernes.