L’État civil

Innovation fondamentale de la période révolutionnaire, l’Etat civil est un service public d’un intérêt primordial instauré à Strasbourg comme dans toutes les communes françaises.

D’abord : il était une fois… un « Etat religieux »

En France, tous les curés des paroisses catholiques devaient tenir des registres de baptêmes, de mariages et de sépultures de toutes les personnes vivant sur le territoire de leur paroisse en application de l’ordonnance de Villers- Cotterêts de 1539 édictée par le roi François 1er.

Beaucoup plus tard, dans la Ville de Strasbourg rattachée à la France dès 1681, les curés des 7 paroisses catholiques (Saint-Etienne, Cathédrale, Saint-Louis, Saint-Marc ou Saint-Jean, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Pierre-le-Vieux, Robertsau) rédigeaient les registres en latin. Mais déjà dès le XVIe siècle, étaient rédigés en allemand par les pasteurs les registres :

  • des 8 paroisses luthériennes ou de la Confession d’Augsbourg (Sainte-Aurélie, Saint -Guillaume, Saint-Nicolas, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Pierre-le-Vieux, Robertsau, Temple-Neuf et cathédrale protestante, Saint-Thomas)

  • des 2 paroisses calvinistes ou réformées (Eglise française de Strasbourg, paroisse de Wolfisheim).

Ensuite : pourquoi l’Etat civil ?

Pendant la Révolution, les gouvernants ont voulu instaurer une procédure laïque d’identification administrative de tous les habitants des communes nouvellement créées pour qu’ils aient tous une situation juridiquement définie dans la famille et la société.

Qu’est-ce que l’Etat civil ?

Il s’agit d’un service public communal chargé de dresser les actes de naissances, de mariages et de décès. Il est placé sous la responsabilité du Maire qui a la qualité d’Officier d’Etat civil en application du décret du 20 septembre 1792.

Que sont les registres d’Etat civil ?

Il s’agit d’une collection de registres des naissances, des mariages et des décès avec les répertoires alphabétiques et tables décennales qui sont très utiles pour effectuer les recherches généalogiques.

Comme pour toute collection communale française, celle des registres d’Etat civil strasbourgeois commence dès le 1er janvier 1793. Cette série est relativement complète et homogène malgré quelques lacunes et négligences et couvre les périodes suivantes :

  • jusqu’à l’année 1913 (pour les naissances) - série 1 E

  • jusqu’à l’année 1922 (pour les mariages) - série 2 E

  • jusqu’à l’année 1932 (pour les décès) - série 3 E.

Tous ces registres sont librement communicables au regard de la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives. Ils représentent une source d’information indispensable pour les généalogistes qui peuvent compléter leurs recherches en consultant d’autres fonds d’archives de paroisses strasbourgeoises.

Il s’agit :

  • des paroisses catholiques :

    1. Cathédrale (129 Z)

    2. Saint-Louis (87 Z)

  • des paroisses protestantes :

    1. Robertsau (68 Z)

    2. Saint-Paul (82 Z)

    3. Saint-Nicolas (121 Z)

    4. Saint-Pierre le Vieux (83 Z)

    5. Temple Neuf (86 Z).